Âgée de 54 ans, Amélie Nothomb a été victime d’un viol collectif, un drame qu’elle a elle-même évoqué dans son dernier roman « Premier Sang » et dans le Parisien. Un traumatisme !

Cet épisode est relaté par Ici Paris, dans son édition du 25 août. Les faits ne sont pas récents, mais le traumatisme est toujours pesant. Il lui a volé son innocence.

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« J’aime écrire, c’est un miracle que cela a marché car, sinon, j’aurais très mal tourné. Je serais peut-être devenue une épouse alcoolique malheureuse, et bien pire que suicidée », a confié la romancière belge dans les colonnes du Parisien, repris par Ici Paris, avant d’évoquer ce traumatisme, ce viol qui avait pourtant un décor paradisiaque.

« Nous sommes en 1979, dans le Golfe du Pengale, sur une plage sable fin du Bangladesh ». Amélie Nothomb qui est fille d’un diplomate n’était âgée que de 12 ans. « Je me suis fait violer par trois hommes », a-t-elle confié.

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« Ma mère est allée me repêcher, elle m’a sauvée, et ce qu’elle m’a dit, c’est pauvre petite. Mais heureusement, car sinon, je croirais avoir rêvé ».
Durant une vingtaine d’années, Amélie Nothomb va refuser de s’alimenter.

« L’anorexie a agi comme une chimiothérapie. Quand il est question de ces personnes qui m’ont fait du mal, j’éprouve un profond néant. Je ne me sens jamais inscrite dans un discours victimaire et cela m’a permis d’avancer ».