Les politiciens et les médias français ont rendu hommage au magnat des affaires, acteur et homme politique français Bernard Tapie, décédé dimanche des suites d’un cancer. Ses démêlés avec la justice ont suscité la controverse, mais son désir téméraire de réussir en dehors des couloirs conventionnels du pouvoir a fait de lui une figure populaire en France.

La mort de Bernard Tapie a suscité les condoléances de tous les horizons politiques. Le président Macron a salué une « ambition, une énergie et un enthousiasme qui ont été une source d’inspiration pour des générations de Français ». Il a été ministre du gouvernement socialiste de Mitterrand pendant quelques mois dans les années 1990 et n’a jamais manqué une occasion de dénoncer le Front national d’extrême droite, mais même le fondateur du FN, Jean-Marie Le Pen, a salué le « caractère exceptionnel » du magnat.

Des admirateurs ont placé des fleurs devant le manoir de Tapie dans le quartier chic de Saint-Germain à Paris, où il est décédé après une bataille de quatre ans contre le cancer. Grand amateur de sport, il a longtemps présidé le club de football de l’Olympique de Marseille (OM) et a racheté une équipe cycliste qui a remporté deux fois le Tour de France.

Le quotidien sportif L’Equipe lui a rendu un vibrant hommage, affirmant que Tapie resterait « à jamais le patron » tout en s’émerveillant de « l’existence incroyablement romantique » d’un homme « poussé par un irrépressible désir d’ascension et des pouvoirs de séduction hors du commun ».

Celui qui a manqué les esprits avec son combat sans relâche pour l’acquisition d’Adidas, et qui y a laissé des plumes, serait loin d’être ruiné, contrairement aux rumeurs qui ont circulées à son sujet. Depuis sa mort, la question de l’héritage est sur toutes les lèvres. L’homme d’affaires le plus populaire du pays, avait révélé être « incapable de déshériter ses enfants »…

« J’aime tellement mes gosses que je serais incapable de les déshériter, si cela était possible en France. Je n’ai conçu ma vie que pour eux. Dès que j’ai gagné trois sous, c’était pour eux. J’ai toujours vécu avec mes enfants », avait-il révélé. Rappelons qu’il était à la tête de l’enseigne alimentaire bio La Vie Claire, d’un hôtel particulier à Paris, d’une maison à Combs-la-Ville et d’une villa à Saint-Tropez.