Charlotte Casiraghi, belle princesse brune, a prêté son image glamour aux plus grandes marques : Cartier, Mont Blanc, Gucci, Yves Saint Laurent et Chanel. Mais derrière cette image sur papier glacé se cache une femme d’exception impressionnante. C’est une mannequin, une mère et une intellectuelle. Elle s’intéresse à la littérature, à la philosophie mais aussi l’équitation. Adepte du men sana in corpore sano, la jolie brune au profil de Madone est un exemple à suivre et à admirer.

Si on connait surtout son curriculum vitae pour ses photographies prestigieuses, il ne se résume pas qu’à cela. C’est en effet à la suite d’un bac littéraire mention très bien qu’elle intègre une hypokhâgne, enchaine sur une Khâgne avant de s’engager dans un cursus de philosophie. Elle a cofondé les rencontres philosophies de Monaco en 2015. En 2021, elle fait de même avec les rencontres littéraires rue Cambon.

Elle est maman d’un petit Raphaël, sept ans, qu’elle a eu avec Gad Elmaleh, ainsi que d’un petit Balthazar de deux ans, fruit de son amour avec le producteur de cinéma Dimitri Rassam. C’est également une excellente cavalière.

Elle reste assez secrète sur sa vie. Le magazine Libération a réussi à obtenir d’elle une interview, rare occurrence qui permet d’en savoir un peu plus sur ce personnage fascinant.

Elle affirme face au journaliste sa déception. Elle aime la littérature et la philosophie, ce sont des parties intégrantes de sa vie et elle souhaiterait en parler plus souvent. Mais ce sont surtout ses photographies qui sont généralement retenues. Elle explique : tout ça, la littérature, la philo, la poésie est présent dans ma vie depuis très longtemps. Mais ça n’intéresse pas vraiment… Du coup, certains pensent que ces projets sont venus comme une coquetterie ». Mais c’est bien loin d’être le cas, il s’agit en fait de sa véritable passion ! Elle déplore les cases dans lesquelles la société souhaite enfermer les individus : « Les gens aiment bien les cases. Mais j’ai l’habitude, il faut sans cesse que je réexplique, y compris à des connaissances, qui vont me dire : ‘Ah ! Mais on ne savait pas que tu t’intéressais à tout ça !’ alors qu’elles vont m’écrire quand un truc sort dans la presse que ma vie personnelle… ». C’est une réflexion nécessaire que nous apporte le modèle. Elle voudrait être définie par ses centres d’intérêts plus que par son physique. En gros, elle nous explique, avec grande raison, qu’une mannequin n’est pas nécessairement une potiche, loin de là.

En plus de cette réflexion sociale, elle ajoute un point politique. Elle affirme : « Je suis très inquiète de la question du repli identitaire, et, partant de celle de l’universel. Après, le souci de donner de la visibilité à ceux qui sont invisibles est important (…) Dans le même temps, dire ‘je combats ça, mais moi, j’exerce une oppression en retour’ peut générer un cycle de violence infernal ». Elle nous fait ainsi un rappel d’un précepte ancien : « ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas que l’on vous fasse ». Si elle affirme l’importance pour elle de donner de la visibilité à ceux qui sont invisibles, c’est à dire aux minorités, elle s’inquiète de la violence que prend les mouvements universalistes s’intéressant au sujet. De quoi questionner la tournure que prennent, notamment, les revendications sur les réseaux sociaux comme Twitter ou YouTube.

Souhaitant protéger ses enfants de la célébrité mais aussi son intimité, la princesse n’est pas facile à apercevoir. Elle a mis deux ans et demi avant de présenter publiquement son fils Raphaël. Quant à Balthazar, on ne sait pas encore à quoi il ressemble. Cependant, la famille princière de Monaco souhaite afficher son unité. Personne ne doit manquer. C’est donc sur la photo de famille du 19 novembre 2021 qu’apparaitra pour une fois Balthazar, aux côtés de sa mère mais aussi du prince Albert.