Cédric Jubillar n’a pas vraiment apprécié le constat dressé par des assistantes sociales venues à son domicile de Cagnac-les-Mines (Tarn) pour s’assurer du bien-être de ses enfants de 2 et 6 ans.

La cour a estimé que Cédric Jubillar n’était plus en mesure d’héberger ses enfants de 2 et 6 ans. Depuis son placement en détention provisoire et sa mise en examen pour « homicide par conjoint », la juge pour enfants a préféré donner un droit d’hébergement largement majoritaire à Stéphanie, la soeur aînée de Delphine Jubillar, née Aussaguel. A l’issue d’une audience houleuse de plus de trois heures, le 25 juin dernier, Le Parisien faisait état de ce que les assistantes sociales avaient observé au domicile du plaquiste.

Depuis cette nuit du 15 décembre 2020, Cédric Jubillar a vécu dans sa maison encore en construction de Cagnac-les-Mines (Tarn) avec ses deux enfants. C’est d’ici où serait partie Delphine Jubillar, sans jamais revenir d’après la version fragile de son mari, de qui elle essayait de divorcer. Durant les mois qui ont précédé sa mise en examen, Cédric Jubillar avait reçu la visite de plusieurs assistantes sociales, qui ont décelé des « carences éducatives ».

UN AMÉNAGEMENT « SPARTIATE » DES CHAMBRES D’ENFANTS

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Lors de leurs visites au domicile familial des Jubillar, elles lui avaient reproché un aménagement relativement spartiate des chambres des enfants ainsi qu’un problème de sécurité au niveau de certaines ouvertures de la maison. Des soucis « balayés d’un revers de la main » par Cédric Jubillar. Là, face à la juge des enfants, Cédric Jubillar s’est défendu « parfois avec une certaine véhémence » à l’évocation de ces carences éducatives.

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L’état interne, comme externe de la maison des Jubillar avait déjà été soulevé. Dans sa conférence de presse, le procureur de Toulouse soulignait le peu d’intérêt porté par Cédric Jubillar pour le ménage, en témoigne son intérieur et l’état de son pyjama la nuit de la disparition de Delphine. Autant d’éléments qui rendent encore plus étrange le fait qu’il a lavé la couette sur laquelle dormait son épouse, de qui il faisait chambre à part, aux alentours de 4 heures du matin.

Cette maison encore en construction, dangereuse pour de jeunes enfants, était l’une des choses qu’elle reprochait à Cédric Jubillar. Avec ses briques apparentes, des tas de ciment, un trampoline et des jouets ci et là, le domicile du couple a toujours eu une allure « bizarre » pour les cagnacois, qui allaient même jusqu’à qualifier l’endroit de « déchetterie ».

Depuis la prison de Seysses, près de Toulouse, Cédric Jubillar continue de clamer son innocence. Ses trois avocats pénalistes demandent à ce que d’autres pistes, comme celle d’un rôdeur, soient explorées.