En France, le seuil de pauvreté est estimé à moins de 867 euros et près de 2 millions de travailleurs Français vivent avec moins de cette somme. Face à cette précarité, ces personnes ont du mal à joindre les deux bouts et sont constamment craintifs de l’épée de Damoclès qui pourrait les priver de leur toit et de leur modeste pitance. D’un jour à l’autre, la vie peut basculer et propulser une personne en proie à la pauvreté à la rue et à ses affres. Cela est le cas pour cette femme de 80 ans qui a été expulsée de chez elle et est désormais forcée de vivre dans sa voiture. L’octogénaire en proie à d’importantes douleurs articulaires se déplace en canne et porte ses effets personnels à bout de bras. Ce témoignage navrant nous est relayé par nos confrères du site Nice Matin.

Pour ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, le quotidien est une menace constante. Avoir peine à joindre les deux bouts est éprouvant à la fois d’un point de vue matériel et psychologique car la précarité expose au risque que tout bascule d’un jour à l’autre. Ce danger imminent peut être d’autant plus grave quand la victime n’est plus en mesure de travailler. C’est le cas pour cette femme qui, endettée, a été expulsée de son appartement. Cette dernière doit désormais vivre dans son véhicule.
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« Je vais me débrouiller »

L’octogénaire compte aujourd’hui sur la clémence des associations pour se nourrir. Face au sort de Michèle, les Amis de Paola, une association dédiée au sort des sans-domicile fixe sont sidérés. « Comment peut-on envoyer une femme âgée dans la rue, dans un état comme le mien ? Ce soir, je contacterais le 115 pour savoir s’il y’a une place pour moi dans un établissement d’hébergement. On m’a également proposé de me mettre sous tutelle ce que je refuse catégoriquement car je vais me débrouiller » clame la femme en proie à l’indigence.

L’âge : un critère de vulnérabilité

Le cas des personnes âgées interpelle tout particulièrement les associations chargées d’héberger les personnes en demande de foyer. « Les personnes âgées sont prioritaires pour les hébergements d’urgence. Le critère de vulnérabilité fait toute la différence » insistent les membres de l’association les Amis de Paola. Puis d’ajouter avec regret : « Pour l’instant, aucune place n’est disponible à Fréjus » Une situation alarmante pour cette commune des Bouches du Rhône.
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Sans domicile fixe : des conséquences psychologiques désastreuses

Au-delà de la précarité matérielle inhérente à ce phénomène, être sans domicile fixe expose à des conséquences psychoaffectives importantes. Isolement, repli, addictions, autant de conséquences qui découlent de cette situation éprouvante. L’aide des associations et des citoyens est essentielle pour participer à la réinsertion de ces personnes en proie à l’indigence. Une main tendue ou une oreille attentive peuvent être salutaires pour ceux qui dont la vie a basculé d’un jour à l’autre.