Depuis plusieurs mois, Laeticia Hallyday use de tous les stratagèmes pour faire annuler une partie de sa dette héritée de Johnny. Des stratagèmes parfois douteux, qui ne manquent pas de faire réagir le fisc.

En juillet 2020, au terme d’une longue bataille judiciaire l’ayant opposée à Laura Smet et David Hallyday, Laeticia Hallyday mettait enfin la main sur l’héritage de son défunt mari. Un héritage constitué de « patrimoine, peu de trésorerie et beaucoup de dettes », expliquait-elle alors, qu’elle s’engageait toutefois à rembourser en ayant recours, notamment, à la vente des propriétés immobilières du Taulier. Le problème, c’est que la tâche s’avère bien plus complexe qu’elle ne l’imaginait. Bien qu’ayant récemment vendu la villa de Johnny de Pacific Palidades pour la somme de 11,5 millions d’euros, la compagne de Jalil Lespert est encore loin des quelques 30 à 34 millions d’euros auxquels est estimée la dette du chanteur.

Depuis quelques mois, Laeticia Hallyday cherche donc tous les moyens possibles pour gagner du temps. Elle a notamment engagé un référé devant la cour administrative d’appel de Paris, afin de suspendre le paiement du redressement fiscal de la société Navajo SARL, estimé à 13 millions d’euros. Pour rappel, ce redressement sanctionne un montage d’optimisation fiscale mis en place par Johnny entre 2009 et 2010, afin ne pas payer d’impôts sur sa prestation durant sa tournée M’arrêter là. Argumentant que « la société Navajo SARL ne dispose pas d’actifs susceptibles de couvrir la dette d’impôt réclamée », la veuve du Taulier souhaitait placer « Navajo SARL en situation de cessation de paiement et de la contraindre à cesser toute activité ». Malheureusement pour elle, le fisc n’a pas apprécié et le juge des référés de la cour a refusé toute suspension du redressement fiscal. Une décision que le Conseil d’État a confirmée mercredi 5 avril, après une tentative de recours de Laeticia Hallyday.

Après un recours au fond devant le tribunal administratif de Paris et une tentative pour faire annuler l’une des pièces ayant servi de base au fisc pour ce redressement, la veuve du Taulier s’est finalement rendue à l’évidence : elle n’échappera pas au redressement de Navajo SARL. Le 15 mars dernier, elle est néanmoins parvenue à obtenir une procédure de sauvegarde, afin de geler ses dettes et d’empêcher toute pression de la part du fisc pendant six mois. Le temps, peut-être, de se séparer de sa propriété de Marnes-la-Coquette, récemment mise en vente au prix de 14 millions d’euros. En attendant, Laeticia Hallyday construit sa nouvelle vie du côté de Los Angeles, où elle a récemment investi dans une propriété de 5,8 millions d’euros afin de s’y installer avec son nouveau chéri, Jalil Lespert.