En passant son enfance à Rouet où elle s’installe actuellement, voici la parcours académique et professionnel de Michèle Rubirola.

Elle a effectué un stage dans la célèbre ville de Marseille, après avoir terminé ses études en tant que médecin généraliste. Michèle Rubirola, médecin spécialiste des soins de santé préventifs en Occident, travaille le long du Rhône à la Fondation de l’Assurance Maladie Primaire.

Olivia Fortin, chef du département du Printemps Marseille, a déclaré au monde qu’elle n’était pas la maire de Marseille mais « qu’elle se considère comme l’assistante sanitaire de la ville ». Pourtant, son ambition et ses protestations révolutionnaires de différents partis de gauche l’ont motivée à devenir maire de sa ville.

Elle était candidate et a finalement terminé en tête du premier tour des élections municipales à Marseille: médecin dans les quartiers nord, Michèle Rubirola, 63 ans, a multiplié les combats, de l’écologie à l’accès au logement dans une ville marquée par plusieurs inégalités.

« Je ne me suis pas levé un matin en me disant + je veux être maire de Marseille + », dévoilait lors de la campagne l’élue écologiste, désignée après de nombreuses tergiversations en tête de liste du Printemps Marseillais.

Partout en ville, où se déroule le scrutin par secteur, Michèle Rubirola, décrite comme candidate à « l’ultra-gauche » par sa rivale des républicaines Martine Vassal, a devancé la « finaliste » de Jean-Claude Gaudin sortant, avec 23,4% des suffrages exprimés, contre 22,3%.

Rien n’est en jeu, car dans la liste, elle est arrivée en tête dans trois des huit secteurs de la ville et qui devra former des alliances pour obtenir le maximum de conseillers municipaux et espérer gagner le centre ville.

Petite-fille d’immigrants napolitains et espagnols, cette Marseillaise qui a grandi et vit toujours dans un quartier où se mélangent les classes sociales, au Rouet, a rejoint dans les années 70 les batailles des mouvements altermondialistes et écologiques.

Féministe, antimilitariste, elle rejoint le plateau du Larzac et lutte pour la libéralisation de l’avortement et de la contraception, manifestée sur le site nucléaire de Creys-Malville et rejoint les Verts en 2002.

«La lutte sociale et environnementale» a toujours été mon engagement, explique à l’AFP celui qui est désormais responsable d’un programme d’éducation thérapeutique pour les malades chroniques, pour la plupart en situation de vulnérabilité sociale, au centre de prévention du primaire caisse d’assurance maladie dans les quartiers nord.

Localement, le conseiller départemental élu depuis 2015 lutte contre la construction d’un parking sous un parc de la ville et l’abattage d’arbres. Elle a rejoint l’association «Habitat alternatif social» qui est active dans la recherche de logements, notamment pour les personnes exclues, séropositives ou souffrant de maladie mentale. Elle préside également « Europe Social Projet Recherche Innovation », une association qui travaille avec les personnes vivant dans la rue.

L’élue qui, pendant ses 15 années de médecine de famille dans les quartiers populaires, a soigné une patiente assez jeune, ouvre également un point d’écoute pour les adolescents, sujet que celui qui a été délégué à la santé et à la jeunesse lors de son mandat de mairie assistant dans le 2ème secteur connaît bien.

A 17 ans, la jeune femme quitte le domicile familial, écrasée par un père communiste au «caractère méditerranéen». Enfant, il lui faisait jouer sur ses genoux un jeu de mémoire avec des images de Mao, Lénine ou Trotsky.

« J’ai grandi avec l’idée de l’égalité sociale entre les peuples », explique Michèle Rubirola qui dans son enfance rêvait d’être médecin volontaire en Afrique.

Elle a rejoint la première équipe mixte de l’Olympique de Marseille, connue pour son amour au sport, qu’elle a finalement dû quitter en raison de son trop jeune âge, et était une sportive talentueuse.

Maman de 2 filles, violoncelliste et éducatrice spécialisée, et d’un garçon de 23 ans toujours étudiant, elle se dit aujourd’hui « confiante dans la dynamique » engagée par le Printemps Marseillais. Mais, « légaliste », il acceptera également une éventuelle décision de reporter le second tour des élections municipales.