Une femme enceinte vit souvent un bouleversement physique et psychique. Elle voit son corps changer tout au long de sa grossesse et subit un mélange d’émotions incompréhensibles. Mais généralement, la peur et la douleur se résorbent naturellement, une fois la rencontre de la mère avec son nouveau-né. Malheureusement, il arrive parfois que l’accouchement se passe mal, détruisant ce lien précieux. Dans la ville de Havant, du Hampshire, en Angleterre, le cliché d’un bébé qui sourit pendant son sommeil est devenu viral. Selon The Epoch Times, la mère du nouveau-né est morte suite à son accouchement.

L’accouchement est une épreuve à la fois terrifiante et excitante pour une future mère. Appréhendant la douleur et les complications éventuelles liée à la naissance du bébé, elle tente de se rassurer en considérant cette expérience comme une délivrance. Si de nos jours, les progrès médicaux font que les risques de mortalité maternelle sont très faibles, certaines femmes succombent tout de même à cette épreuve. Teegan Barnard, 17 ans, fait partie de celles qui n’ont pas eu la chance de profiter de leur maternité.

Des complications durant l’accouchement
Abbie Hallawell, 35 ans, a accompagné sa fille de 17 ans tout au long de sa grossesse.

Le jour de l’accouchement, elle était là pour lui apporter tout le soutien dont elle avait besoin. Mais Teegan a souffert de sévères complications pendant l’intervention qui lui ont coûté la vie.

En effet, la future mère a perdu beaucoup de sang durant l’accouchement et a subi un arrêt cardiaque. Même si les sages-femmes ont effectué une réanimation cardio-respiratoire pour la sauver, cette dernière a souffert d’une mort cérébrale.

Son bébé, prénommé Parker, était en parfaite santé. Pendant un mois, la jeune femme est restée à l’hôpital, sous la surveillance des médecins et accompagnée des membres de sa famille. Abbie, la mère de la victime, emmenait le bébé voir sa mère et profiter d’elle tant qu’il le pouvait.

Pour immortaliser ces précieux instants, elle prenait des photographies touchantes du nouveau-né dans les bras de sa mère. Mais un mois plus tard, la femme a succombé à sa condition et a rendu l’âme.

“Elle avait tellement hâte d’être maman, elle était tellement excitée”, révèle sa mère. Dévastée par la situation, Abbie Hallawell a décidé de prendre soin du petit Parker et rendre hommage à sa fille, bien que le deuil soit particulièrement difficile

“Je ferai n’importe quoi pour la récupérer. Elle me manque plus que tout au monde. Nous étions plus de meilleures amies que comme une mère et sa fille”, a révélé la femme.

La mort de l’adolescente a provoqué un élan de solidarité de la part de la communauté de la région.

Fort heureusement, le bébé a pu bénéficier de l’amour et de l’attention nécessaires pour bien grandir.

Qu’est-ce que la mort cérébrale ?

Aussi appelée mort encéphalique, la mort cérébrale représente un arrêt de toutes les fonctions cérébrales associé au maintien des fonctions cardiaques. Souvent, cela survient lorsqu’un arrêt cardiaque engendre un manque d’oxygène qui dure plus ou moins longtemps. Outre l’AVC, d’autres situations peuvent mener à une mort cérébrale. Les anoxies, les intoxications et les traumatismes crâniens sont autant de causes liées à la destruction du cerveau.

Comme l’explique le Pr Sigismond Lasocki, chef du service d’anesthésie et de réanimation au CHU d’Angers, “le patient est dans un coma très profond, il n’a aucune réaction, il n’a aucun réflexe et il ne respire pas tout seul.” En sus, le spécialiste indique que la mort encéphalique est irréversible, et qu’elle ne doit pas être confondue avec l’hypothermie. Cette dernière peut, dans un stade sévère, engendrer une perte de conscience, un arrêt respiratoire ou cardiaque qui peut laisser penser que le patient est décédé.

Mais la mort cérébrale n’est déclarée que si l’examen du patient révèle l’absence de réactivité, de réflexe archaïque et de respiration sans l’aide d’une machine. D’autres analyses peuvent être effectuées par le personnel soignant pour établir le diagnostic. Selon le professeur Lasocki, “dès lors que la mort est prononcée, il n’y a pas de raison d’attendre pour débrancher le patient. On peut le laisser en attendant que la famille vienne mais c’est symbolique”.